Au début du xviie siècle, bien avant l’époque de Jean-Martin Charcot, de nombreuses thèses de médecine en lien avec l’hystérie sont défendues, particulièrement à Paris. Parmi ces thèses, le travail d’Auguste Lepecq de la Clôture se démarque par une controverse qui remet en cause l’origine “matricielle” de l’hystérie. Si Charcot, Babinski ou encore Freud porteront un intérêt considérable à cette pathologie, sa source reste toujours mystérieuse au point de disparaître du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Dans cette tourmente, les femmes, réduites au monde du silence, sont ballottées au cours de l’Histoire, malmenées par les politiques. Si certaines ont tenté de se faire entendre, personne ne semble les avoir entendues. (RE)
Niveau d'autorisation : Public
Numéro de revue : 335